Pierre Marie Cornic (1896-1918)

Pierre Marie Cornic naît le 25 mars 1896 au bourg de Quéménéven. Il est le fils aîné de Pierre, scieur de long et de Marie Perrine Cadiou.

Avant la guerre

En 1911, lors du recensement, il a 15 ans et habite avec sa mère à Keryequel.

Pendant la guerre

Cheveux châtains, yeux marron, il est légèrement plus grand que la moyenne (1,69m) et a son certificat d’études primaires.

Mobilisé le 8 avril 1915 au 62e RI de Lorient, il part au front le 8 décembre 1915 (matricule 3443 au recrutement de Brest-Châteaulin).

Blessé, il est évacué, le 8 février 1916, sur l’hôpital complémentaire de Bar-le-Duc pour une plaie au majeur gauche avec perte de l’ongle et de la phalangette.

Après avoir été soigné, il rejoint, au dépôt, le 1er avril 1916, la 25e compagnie du 62e RI, et repart au front le 21 mai 1916.

A nouveau évacué blessé le 4 septembre 1916 pour une plaie au coude gauche, il passe 10 jours à l’ambulance 16/13 du 264e et part en permission de 7 jours.

Une nouvelle fois évacué pour bronchite le 28 décembre 1916 sur l’hôpital complémentaire de Compiègne, il en sort le 10 janvier 1917 pour une convalescence de 45 jours.

Il rejoint le front le 2 mars 1917, et passe au 96e RI, dans l’armée d’Orient, le 1er octobre 1917 puis au 44e régiment d’infanterie coloniale le 24 décembre 1917.

Il décède de maladie le 23 octobre 1918, en Serbie, à l’hôpital temporaire n°159 d’Alexinatz.

Circonstances de son décès

Le 15 septembre 1918, l’armée d’Orient passe à l’offensive dans les Balkans et avec elle la 22e brigade d’infanterie coloniale, composée du 44e régiment d’infanterie coloniale dans lequel est Pierre Cornic et du 42e régiment d’infanterie coloniale, dans lequel sert Joseph L’Helgoualc’h, qui trouve lui aussi la mort dans cette offensive.

Les Bulgares sont rapidement enfoncés sur 10 km de largeur. Le 30 septembre, à 13 heures, la Bulgarie capitule.

L’ennemi, alors constitué par des unités autrichiennes et allemandes s’efforce de retarder la marche des troupes alliées vers le nord. Celles-ci atteignent Pristina le 11 octobre, Nish, deuxième ville serbe le 25 octobre. Au cours de cette progression, Pierre Cornic est évacué sur l’hôpital temporaire serbe d’Alexinatz où il décède le 23 octobre.

Pour le détail des évènements voir l’article sur le front des Balkans

Après son décès

Son décès est retranscrit le 14 février 1923 à la mairie de Quéménéven

Sources

Registres d’état-civil de Quéménéven

Fiche matricule, AD du Finistère (1R-1564 – 1916)

Site Mémoire des Hommes : Fiche de la base des Morts pour la France , Historique du 42e RIC

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